Elsa de León est née et a suivi sa scolarité primaire à Las Terrenas.
Ensuite, elle est allée à l’école secondaire à Sánchez.
Plus tard, elle est allée à l’Université de San Pedro de Macoris où elle a obtenu sa licence en droit. Elle possède aussi une maîtrise en relations internationales de l’Université Catholique de Saint-Domingue.
De plus, elle a suivi un cours sur la législation internationale à l’Université de Harvard aux Etats-Unis à Boston.
Elle a suivi plusieurs cours et séminaires dans le domaine international, elle a participé à trois forums, dont deux à Davos en Suisse, au forum économique mondial, et à un troisième qui a eu lieu à New York.
Elle a vécu en Chine pendant cinq ans et deux ans et demi en Afrique du Sud sous contrat d’une compagnie privée Italienne pour laquelle travaillait son ex-mari. C’est la première fois qu’Elsa de León travaille dans le domaine public pour un gouvernement.
Madame de León bonjour. D’où provient votre motivation ? Et qu’elle est la différence entre vous et les gens qui tout comme vous sont nés à Las Terrenas ? Est-ce le fait que vous ayez beaucoup voyagé ?
Ce qui se passe c’est qu’il y a toujours eu une différence qui découle de l’éducation. Nous avons reçu de l’instruction, nous sommes une famille de sept enfants et grâce à Dieu, sur les sept, six d’entre nous ont une profession, seul un n’a pas voulu étudier et est resté ici avec ma mère.
Nous sommes les premiers de Las Terrenas à avoir étudié pour avoir une profession, les premiers qui sommes nés ici, qui ont étudié ici, qui sommes partis d’ici pour Sánchez et de Sánchez pour San Fransisco de Macoris.
Parce qu’il y a d’autres professionnels qui sont seulement nés à Las Terrenas, eux ne sont pas les premiers professionnels de Las Terrenas, les premiers ce sont nous. Nous nous rendions à Sánchez en camionnette, en la poussant pour monter la colline car à cause de la boue la route était impraticable.
Ceci a alors fait une grande différence entre nous et nos amis et camarades nés ici et avec qui nous avons grandi car eux sont restés en arrière.
Beaucoup d’entre eux se sont motivés à étudier plus tard une fois adultes et c’est très bien parce qu’ils ont tenté de se dépasser.
Mais la vérité n’est pas que les gens sont partis, la vérité est que beaucoup de gens n’ont pas étudié quand ils auraient dû étudier
Les amis et les camarades sont-ils toujours ici ?
La majorité de mes camaradas de l’école primaire sont encore ici. Certains d’entre eux sont professeurs.
Parmi vos camarades originaires de Las Terrenas et qui vivent encore ici, existe-t-il une volonté commune de faire avancer les choses ?
Nous sommes toujours disposés à offrir du soutien et c’est la raison pour laquelle moi je suis ici. Sinon, je n’aurais aucune raison de me battre pour ce village. Mais je suis d’ici et je veux voir mon village aller de l’avant.
Ici, les gens ont une mentalité un peu….je ne sais pas comment la décrire pour ne pas commettre une erreur, mais les gens du village n’ont pas beaucoup de volonté pour aider si je puis dire. Ils n’ont pas beaucoup de volonté pour faire que ce village s’organise et progresse.
Quand il s’agit de faire quelque chose ici, c’est difficile et personne ne t’aide. Simplement je me dis, je suis ici, je reste ici, je suis en train d’essayer d’aider le village, mais si le village n’est pas intéressé, je dirai que je regrette mais que je m’en vais d’ici.
Quand il s’agit de faire, il y a peu de collaboration de la part des gens.
Maintenant, s’il s’agissait de boire du rhum, de monter un bar, de faire le « Sanki Panki » et de danser la bachata, alors c’est sûr qu’il y aurait une longue queue. Mais pour le bien-être de la communauté, très peu sont disposés à aider.
Pourriez-vous définir votre fonction de gouverneur ?
C’est la première fois que je travaille dans le secteur public pour un gouvernement. C’est une bonne expérience, vraiment, c’est une expérience très agréable, parce que je suis passée par tout et j’ai tout vécu, absolument tout.
Je sens que j’ai fait un bon travail dans les limites de mes moyens. Je me sens en accord avec ce que j’ai pu faire, avec l’aide que j’ai pu apporter réellement à quelques personnes, dans cette fonction de gouverneur.
Pourtant, il y a des personnes qui prennent la charge de gouverneur comme quelque chose d’exceptionnel alors que ce n’est qu’une simple représentation du pouvoir exécutif.
Les gouverneurs ne sont pas élus, nous sommes désignés par le Président de la République, nous n’avons pas de budget, nous dépendons de la présidence de la République.
Comme a dit un collègue de Monte Cristi “Le gouverneur est le plastron du gouvernement”, le « pare-balle » du gouvernement: on colle tout sur le dos du gouverneur, le bon, le mauvais, les réclamations, le gouverneur doit tout absorber car selon les gens, c’est la personne la plus proche du Président, ce qui n’est pas le cas. En fait, nous ne pouvons pas voir le Président aussi souvent que nous le voudrions et nous ne pouvons pas non plus lui remettre nos rapports autant de fois que nous le voudrions.
Quelle est la mission d’un gouverneur ?
Notre mission de base est de faire un travail social et d’informer les différentes dépendances de l’état des problèmes de la province, chose que d’une manière générale nous faisons. Pour certaines choses il y a un suivi, d’autres s’enlisent, tout est pareil au système.
Comment voyez-vous le futur de votre fonction ?
Je pense que le 16 août je vais m’en aller, c’est dans mon intention, mais je suis une partisane du Président de la République, je soutiens ses initiatives, toutefois ma décision est de m’en aller le 16 août. Maintenant, si le Président décide que je dois rester pour quelque raison que ce soit, je suis comme une bonne gardienne, j’obéis aux ordres. J’aimerais m’en aller et pour l’instant c’est ma décision, nous verrons bien, mais je pense que oui, que je vais m’en aller le 16.
Et de qui va dépendre cette décision ?
C’est le Président qui m’a désignée et c’est le Président qui me retirera.
Alors, comme le Président ne m’a pas encore dit si je restais ou si je partais, pour l’instant je ne sais pas. Moi oui, j’ai envie de m’en aller mais s’il a besoin que je continue ici pour réaliser un travail, je peux encore lui consacrer un peu plus de temps, mais avec une limite. Je ne suis pas disposée à me rendre encore plus stupide en me démenant pour tant de gens bizarres.
Alors peut-être nous verrons-nous après le 16 août ?
Bien sûr, je suis ici, encore pour un moment.
Quelle est la raison de votre départ ?
Je suis réellement un peu fatiguée, je sens que cela ne vaut pas la peine de continuer à lutter.
Que manque t’il ?
Il manque tout. C’est un joli travail, qui peut être bien fait si on a l’appui du gouvernement pour le faire. Mais il n’y a pas de soutien.
C’est une position dans laquelle on te met et voilà, tu es un gouverneur.
Mais qu’est-ce qu’un gouverneur ?
J’aimerais qu’un de mes collègues le dise. Qu’est-ce qu’un gouverneur ? Un maire sous l’ère de Trujillo était plus important qu’un gouverneur de nos jours. Moi j’ai bien les pieds sur terre et je sais que c’est une position passagère et que je ne peux pas me prendre pour la Présidente de la République.
Mais la majorité des personnes qui occupent cette position se déplacent avec un véhicule à l’avant et un véhicule à l’arrière, tout comme le Président, avec cinq policiers, parce que cela donne du pouvoir. Un pouvoir que les gens utilisent à leur avantage.
Si le président apportait un peu plus de soutien à votre travail, cela changerait-il quelque chose ?
Cela changerait totalement.
Et quel genre de soutien pourrait venir de la part du Président ?
Je te dirais que non seulement nous parlons d’un soutien économique mais aussi d’un soutien moral.
Par exemple, nous avons en ce moment un problème avec les camionneurs à cause d’une décision du Secrétaire du Tourisme qui demande au chef de la Police d’interdire aux camions, petits ou grands, de passer par la loma pour aller à Sánchez. C’est illogique, irrationnel, c’est un manque de tact, qu’un petit camion soit obligé de faire le détour par Samaná.
C’est inconcevable. Si je suis la gouverneur, qu’est-ce que ça coûte au Secrétaire du Tourisme de me présenter la situation, de me poser le problème ? Celle qui est ici et qui connaît les problèmes d’ici c’est moi.
Le Secrétaire du Tourisme ne vient ici que de temps en temps. Et ça, c’est une bombe à retardement parce que la colère monte dans le village. Et s’ils décident de prendre 80 petits camions et de bloquer le trafic et le tourisme, qui en sera affecté ? Nous, une fois de plus.
C’est pour ça que je considère que cette mesure est stupide et sans logique.
Et si vous vous en allez, à quoi allez-vous vous consacrer ?
J’aimerais me diriger vers un poste diplomatique car c’est dans cette branche que j’ai étudié et c’est pour cela que je suis préparée, ce qui n’est pas le cas de la fonction à laquelle on m’a assignée.
Comment la gouvernance pourrait t’elle s’améliorer ?
Je crois que je me suis acquittée de ma fonction avec respect.
On ne peut pas plaire à tout le monde et il y aura toujours des critiques, provenant des personnes médiocres, ce ne sont jamais des critiques constructives mais toujours destructives. Généralement, les critiques proviennent précisément des personnes qui sont du même côté que toi ou du même parti que le tien.
C’est de là que partent le plus de critiques.
Mais on ne peut pas leur en vouloir, c’est la médiocrité qui génère cela.
Car si tu veux, en étant à la gouvernance, que les choses fonctionnent mieux, ce que tu dois faire c’est que quand un fonctionnaire X n’est pas en train d’accomplir son travail comme il le devrait, c’est de lui offrir de l’aide au lieu de le détruire.
Je crois qu’étant donné que cette gouvernance se trouve dans une zone touristique, elle devrait recevoir plus de soutien, nous avons besoin de plus d’ouverture, c’est ici qu’il y a le plus de problèmes, dans tous les domaines que ce soit l’environnement comme le tourisme, nous avons des réclamations surgissant de tous les côtés.
Et ce sont des problèmes que parfois on se sent incapable de résoudre car les solutions dépendent du gouvernement.
Je crois que les conflits se résolvent si on les affronte et non en mettant des entraves, surtout dans le secteur touristique.
Maintenant, nous vivons une période de mouvement, tout se développe rapidement y de manière forte. Que pensez-vous de ce développement ?
Et bien, à Las Terrenas, en ne parlant pas dans le sens de la province (et quand je parle, je devrais parler au niveau provincial), je crois que le développement s’est fait trop rapidement. Et il est vrai que les gens d’ici n’étaient pas préparés pour un tel développement. Par conséquent, nous pouvons nous rendre compte que nous n’avons pas les infrastructures, que tout est “manga por hombro” (désordonné), et que les gens n’ont pas encore assimilé la croissance.
Quand vous parlez des gens, à qui faites vous référence ?
Je parle des personnes locales mais pas seulement.
Imagine ce qui nous arrive, nous assimilons les mauvaises choses, nous apprenons rapidement ce qui est mal, mais de ce qui est bien, nous ne copions rien car cela ne nous intéresse pas. Et je te dis ça car étant dans un village avec tant de cultures différentes, nous devrions apprendre le bon de chaque culture et non le mauvais. Toutefois, nous pouvons aussi voir que les étrangers sont comme les personnes locales.
Un étranger de n’importe qu’elle nationalité, un français, un italien, un chinois ou un allemand arrive ici et dès le lendemain roule en moto sans pot d’échappement, sans casque (mais ça, il n’y a même pas besoin de le mentionner), il traîne les pieds, jette sa boîte de coca-cola dans la rue, ne nettoie pas le devant de sa maison : il se « dominicanise » à raison de quelques jours.
Les étrangers n’apprennent pas ce qui est bon des dominicains mais ce qui est mal et les dominicains apprennent le mauvais des étrangers, donc ici, c’est de la folie.
Voyez-vous le futur de Las Terrenas très différent de celui de Samaná ?
C’est très différent car à Samaná, il n’y a pas de plages, c’est plus monotone, plus ennuyeux, plus apathique et parce qu’à Las Terrenas il y a plus de dynamisme. Las Terrenas est l’empire économique de la province et cela va continuer comme ça, indépendamment du fait que Santa Barbará de Samaná est la capitale de la province. À mon avis, ce devrait être Las Terrenas car le dynamisme est ici, c’est ici que l’on produit de l’argent et sans argent, peu importe que ce soit la capitale.
Et malgré tous les problèmes, ce dynamisme ne provient t’il pas de l’échange entre les européens et les dominicains ?
Bien évidemment, c’est ce qui dynamise l’économie, le mélange tout comme la quantité de projets et de constructions qu’il y a ici, bien que je considère que beaucoup se font sans aucun contrôle, sans réglementation.
Ici, c’est un peu le désastre et s’ils ne réglementent et n’arrangent pas les choses, malheureusement ce sera pire qu’à Sosua. Je ne sais pas si c’est intentionnel. Parfois je pense que si, que nous allons abîmer Las Terrenas pour qu’il n’y ait pas plus de croissance.
Parce que si Las Terrenas s’organise et si l’on fait tout ce qu’il faut faire, ce sera très bien.
Il n’y a aucun pôle touristique en République dominicaine aussi beau que Las Terrenas. Pas même Bavaro. À Bavaro, il y a de belles plages mais ici nous avons de tout.
La différence d’avec Bavaro est l’intégration du village et des habitants avec le touriste qui nous visite, ce qui n’est pas le cas à Bavaro. Si tu arrives à Bavaro, tu n’arrives pas en République dominicaine, tu prends l’avion jusqu’à l’aéroport de Punta Cana, tu restes à l’hôtel et tu ne vois et ne connais rien du pays.
C’est ça la différence.
Je me souviens d’un article paru dans la presse nationale dans lequel il était mentionné que le gouvernement, que le Président Fernández avait une sorte de projet sur les quatre prochaines années pour soutenir plus la Péninsule de Samaná.
Je crois qu’ils sont en train de faire des choses.
Par exemple, nous avons ici un très gros investissement qui est l’aqueduc multiple de la province et la route Saint-Domingue Samaná, qui apporte beaucoup, ainsi que l’aéroport.
Je crois que le gouvernement a fait de gros investissements dans la province. Nous ne pouvons pas nous plaindre de l’investissement du gouvernement, et en vérité, le Président sait que Samaná est un pôle qui va avoir de plus en plus d’importance et qu’il faut lui accorder de l’attention.
Maintenant, abordons le problème des rues de Las Terrenas. Est-ce un problème du gouvernement, du Secrétariat des Travaux Publics, du syndic… ?
Le problème des rues est le problème d’une compagnie et principalement du Secrétariat du Tourisme.
Pour être franche, c’est un problème du Secrétariat du Tourisme car c’est lui qui a contracté une compagnie pour les travaux de la centrale de traitement des eaux usées.
Nous savons que tous ces travaux d’excavation causent des désagréments. Ils génèrent de l’irritation mais nous avons besoin d’un système sanitaire à Las Terrenas. C’est extrêmement important.
Mais la compagnie qui a été engagée est une compagnie qui n’était pas préparée pour réaliser ce genre de travaux.
Et ce que je te dis n’engage que moi mais qu’on me démontre le contraire. C’est une entreprise sans supervision, désorganisée.
Tout le chaos qu’elle a généré à Las Terrenas n’avait aucune raison d’être car à Samaná, ils sont en train de construire l’aqueduc avec la compagnie Odebrecht, qui est une compagnie organisée, qui quand elle ouvre une tranchée installe une signalisation et qui, dès que les travaux sont terminés, rebouche les ouvertures. Ils ne les asphaltent pas immédiatement car les travaux ne sont pas terminés mais ils remettent les routes en état pour la circulation, ce qui n’est pas le cas ici.
La compagnie qui a fait le travail ici était l’entreprise Solsanit ?
Je ne sais même pas comment ils s’appellent car ils sont tellement sans gêne que je ne veux même pas connaître leur nom.
Mais ce problème a aussi à voir avec le Maire et le Secrétariat des Travaux Publics, car indépendamment du fait que le Secrétariat du Tourisme a engagé une compagnie pour réaliser un travail, on suppose que les voies publiques sont du ressort des Travaux Publics et de la mairie.
Au Maire, il lui a manqué le tact pour imposer à l’entreprise que tant qu’une route est ouverte, tu n’en ouvres pas une autre tant que celle-ci n’est pas terminée et remise en conditions pour la circulation.
Les Travaux Publics de leur côté ne peuvent pas ne pas savoir que les rues sont saccagées et ignorer la situation.
À Las Terrenas les habitants sont énervés et ils ont raison. Regarde ma camionnette, je n’ai pas besoin de trouver une raison pour la laver !
Je crois que toutes les institutions qui ont quelque chose à voir avec cela ont échoué. Les Travaux Publics, l’hôtel de ville et le Tourisme ont échoué. Le Tourisme aussi car ce sont eux qui ont engagé cette compagnie et ils auraient dû mieux superviser.
L’équipe du Tourisme se doit de contrôler que l’entreprise accomplit correctement son travail mais ils ne le font pas. Et s’ils le font, je ne sais pas quel genre de rapports ils font.
Et que font les gens du Tourisme ici à Las Terrenas ?
Je ne pourrais pas te dire s’il y a des gens du Tourisme ici. Chaque fois que j’entends qu’ils viennent pour un contrôle, j’aimerais que ce soit le Secrétaire du Tourisme en personne qui se déplace.
Par exemple ces cochonneries de constructions qui sont juste à côté de ma maison, qui ont été faites dans le cadre d’un projet sans l’autorisation du Tourisme, mais avec les inspecteurs du Tourisme présents ici tous les jours pour que se termine la construction.
Pour cela, le Tourisme a émis une lettre de non objection quand la construction était déjà terminée.
Alors dis-moi, qu’elle est la supervision que fait le Secrétariat du Tourisme ici ? Il n’ y en a aucune.
La loi s’applique pour l’un et pas pour l’autre.
Et moi je suis complètement contre le « graissage de patte », je déteste ça.
Ceci se faisait à l’époque de Balaguer, mais je crois que dans un gouvernement comme celui de Leonel Fernández nous devons être plus précautionneux car le Président n’admet pas ce genre de pratique.
Alors les fonctionnaires devraient avoir un peu plus de tact et devraient, comme le fait parfois le chef de la Police, se déplacer dans un endroit, arriver par surprise et voir avec leurs propres yeux ce qui est train de se passer et ils ne devraient pas non plus déléguer autant à des fonctionnaires de seconde catégorie.
Comme le Général Santana Páez, qui venait incognito, sans prévenir personne de sa visite, pour se rendre compte de ce qui était en train de se passer.
Vendredi passé par exemple, le Président de la Cour de Justice Suprême était en visite dans la province.
Le palais de justice de Samaná paraissait être une porcherie tant il était sale et en deux jours, tout était parfaitement repeint, nettoyé et rangé.
Non ! Laissez les choses comme elles sont ! Faites des visites surprises, sans prévenir, pour que vous voyez comme c’est dégoutant ici dedans ! Regarde dans quel état sont les rues de Las Terrenas.
Et si le Président annonce sa visite, en une journée toutes les rues sont asphaltées. Laissez les comme ça, ainsi le Président portera le même regard et évitera les mêmes trous que moi !
Madame de León, merci beaucoup pour votre disponibilité et vos réponses.
Interview Sylvain MAUFRAIS pour Las Terrenas Live
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