Hervé BROUSSET nous explique pourquoi il quitte Limpieza Playa.Hervé bonjour. Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore je vous présenterai comme le personnage incontournable de la communication tous médias à Las Terrenas. Que ce soit dans la presse locale, à la télévision ou lors d’inaugurations vous êtes présent. Mais au-delà de cette présence vous êtes un des rares européens ici à avoir une connaissance presque parfaite de la République Dominicaine, que ce soit du point de vue de son économie, de ses acteurs politiques ou de son développement, ce qui vous donne cette qualité de visionnaire. Alors si nous devions faire un point sur l’évolution de Las Terrenas et de la Péninsule de Samaná, que diriez-vous ?
Toutes les conséquences d’aujourd’hui et sur 5 cinq ans, sont les conséquences d’une ouverture gouvernementale sur la Péninsule de Samaná. Cela vient d’un développement calculé, organisé, qui a commencé il y a une quinzaine d’années en arrière avec un coup d’appel du point de vue touristique en République Dominicaine et l’installation des premiers tout inclus tels que le Club Med à Punta Cana qui a financé la création de son aéroport et ensuite s’est développé l’aéroport de la Romana. Ils ont à eux deux 60% de la fréquentation touristique, c’est-à-dire 51% pour Punta Cana et 9% pour La Romana. Puis le pays a donné ces aéroports en gestion à AERODOM par contrat, et celui-ci injecte de l’argent et développe la modernité et les contacts mondiaux autour de la République Dominicaine. Récemment, une nouveauté née du souhait du gouvernement fût l’aéroport El Catey qui apparaît avec succès et a généré environ 112.000 passagers l’an dernier. On sait donc que l’élan de la péninsule est à présent donné grâce à ce nouvel aéroport. Puis, le gouvernement décide de construire une voie rapide qui s’ouvrira prochainement pour arriver plus rapidement à Samaná et signe un contrat avec des chiliens, ce qui désenclave la péninsule.
Que pensez-vous de cette péninsulisation, c’est-à-dire le développement grâce à el Catey et l’autoroute ?
Je suis très heureux de ces deux phénomènes, et j’attends le troisième phénomène avec impatience. Il s’agit de la route maritime qui reliera Sabana de la Mar à la péninsule de Samaná, et dont la concrétisation est prévue dans les 2 prochaines années. Cela a déjà été réfléchi, pensé, il y a même des concours qui sont en place pour rénover Sabana de la Mar. Le port et l’acquisition d’un ferry qui permettront aux voyageurs de traverser nord-sud et sud-nord est un pas important : c’est un voyage dans le voyage car les personnes de Punta cana pourront venir plus facilement et à un prix modique. Une voiture à la location coûtant environ 50 dollars, les touristes ou habitants pourront rejoindre la péninsule de Samaná au départ de Punta Cana - Bavaro, après 1h de traversée, et en mettant leurs voitures à l’intérieur du ferry. Des dossiers sont déjà au point et politiquement nous avons besoin que l’équipe de Leonel Fernández reste 4 années de plus pour terminer le projet. Imaginez : un beau ferry 2 fois par jours, qui amène 200 à 500 personnes à la péninsule de Samaná, c’est très intéressant. Et puis, c’est un beau voyage, des paysages magnifiques, l’entrée au quai, Cayo Levantado, cocoteraies, Hato Mayor, Samaná, les montagnes, Las Galeras, Las Terrenas, les baleines, la découverte de la péninsule ! Avec cette troisième voie de communication, on ferme la boucle avec un accès routier, aérien et maritime qui permettra au développement de bien prendre son essor.
Avez-vous l’impression que nous avons atteint un nombre suffisant de resorts en République Dominicaine et plus particulièrement dans la péninsule de Samaná ?
Non, je pense que cela va continuer à se développer. Prenons l’exemple de Playa Rincón, qui est actuellement pure et vierge, sera liée au tout inclus car sa topographie, sa plage, et son milieu se prêtent totalement à ce concept. Il y a de la place pour plusieurs resorts, 3 ou 4 de 700 chambres, qui seront peut être Piñero, Barcelo, de grandes chaînes dominicaines ou espagnoles qui ont la majorité du développement en tout inclus.
Et sur Las Terrenas ?
Il n’y a plus assez de place. A Cosón des projets privés se terminent, et de l’autre coté vers Portillo, la route fait obstacle à ces grandes constructions et la topographie n’est pas favorable non plus : la plage est étroite.
Cela fait combien de temps que vous vivez à Las Terrenas ?
Cinq ans et demi.
Vous qui êtes au plus proche de la clientèle touristique, avez-vous noté une amélioration dans le nombre de touristes dernièrement ?
Non, car ce n’est que le commencement et les améliorations se feront donc plus nettement dans les 2 ou 3 prochaines années. En effet, Las Terrenas a commencé à se développer il y a deux ans et les constructions sont à présent en cours. Luz y Fuerza est le meilleur indicateur de développement, puisqu’elle installe l’électricité, et selon elle on attend 2000 appartements dans les 2 ou 3 années à venir. La fréquentation est donc sensiblement égale, je dirais environ 70 ou 80% d’occupation hôtelière en haute saison et 30 à 40 % en basse saison, ce qui est inférieur à la moyenne nationale. Ceci est dû à notre éloignement géographique qui est en train d’être comblé et à la communication qui est en cours et à laquelle on doit laisser le temps de se développer tel que l’ITB de Berlin où on a parlé de la péninsule, via le site Internet pour lequel vous travaillez, et tel que l’aéroport El Catey.
Et auprès des résidents, toutes nationalités confondues ?
Au niveau de Fort Knox, la fréquentation et le nombre de coffres forts ont doublé en 5 ans, et nous arrivons à saturation, ce qui montre bien que de plus en plus de personnes vivent à Las Terrenas.
Tournons-nous maintenant vers les services comme la restauration, qui, il est vrai, manquaient de professionnalisme il y a quelques mois encore. Est-ce que cette amélioration laisse toujours une place aux petits restos typiquement dominicains que l’on connaît ?
Je me fie beaucoup aux avis que les gens me donnent, et ils sont excellents. Je vais te citer le cas d’un couple qui est venu me voir l’autre jour depuis Juan Dolio. Après avoir découvert la péninsule de Samaná grâce au Guide du Routard, après avoir changé de l’argent, ils me demandent conseil pour la location d’une voiture et reviennent le lendemain, en me disant : « on arrive de chez Luis et on comprend pourquoi vous vivez ici ».
Quelles sont les remarques qui reviennent le plus souvent chez ceux qui tombent sous le charme de Las Terrenas ou de ses environs ?
Le charme naturel du village, l’âme du village, les 30 ou 40 restaurants de bonne qualité où l’on mange bien et qui ont une fourchette de prix et de produits très variés, et puis bien sûr sa magie, sa vie nocturne et son ambiance festive. Toutes nationalités confondues, le mot « paradis » revient souvent, et on comprend alors pourquoi il fait si bon vivre ici.
Que pensent les touristes des travaux des routes de Las Terrenas et leur mauvais état ?
Ils ne se plaignent pas, souvent parce qu’ils ne restent pas longtemps et que le côté typique, authentique, et brousse les amuse. C’est bien sûr différent pour les résidents qui arrivent à saturation car ils doivent supporter les trous au quotidien : pour se rendre au travail, faire les courses, aller chercher les enfants… Tout est question de faculté de patience, cela dépend si l’on arrive à analyser et à comprendre que c’est le souhait du gouvernement d’installer les égouts afin d’améliorer la propreté et le service clientèle. Et puis, il y a aussi l’amélioration de la santé qui passe par une eau consommable au robinet et non polluée par les déchets qui descendent dans la nappe phréatique. Quand les travaux seront finis, les égouts posés et la rue asphaltée, en fin d’année, tout le monde se sentira mieux, mais il faut être patient.
Alors quel avenir pour Las Terrenas ?
Je pense que notre avenir est lié à celui de la péninsule car Las Terrenas n’est en fait qu’un point de celle-ci tout comme Samaná et Las Galeras. Ces points sont totalement complémentaires et c’est sur cet interchange de clientèle que nous devons focaliser le développement de la péninsule. C’est ce que je crois pour l’avenir, et cela tombe bien puisque les ouvrages du gouvernement vont dans le sens de la péninsulisation.
D’après vous, que manque-t-il encore en dépit des projets cités auparavant ?
Ce que nous essayons de faire et ce dont j’ai déjà parlé, mais qui n’a pas retenu pour l’instant l’attention du Maire de Las Terrenas, c’est la construction d’un quai, d’un centre nautique puisque l’on sait qu’une dizaine de bateaux travaillent sur las Terrenas. Il faut à mon sens développer le centre de vie autour de la mer. On a la mer, les poissons, les excursions mais les bateaux sont éparpillés et éloignés, d’où un mauvais entretient et un embarquement et débarquement désagréables voire dangereux. Un quai permettrait un meilleur accueil et la possibilité de se renseigner directement sur les excursions. Puis, il y a le marché, qui je crois est dans les projets à venir. Je garde en effet un beau souvenir du marché de Samaná qui attire la population de toute la péninsule, les légumes frais, les poissons, l’ambiance chaleureuse. Mais il faut se rappeler que Las Terrenas à 20 ans, alors que Samaná en a 265, d’où le manque de certaines choses qui sont pour l’instant des idées et que le développement apportera. C’est un moment clé pour Las Terrenas, un moment de création auquel nous, les européens, pouvons apporter notre savoir-faire.
Pensez-vous qu’il y ait une bonne entente entre les communautés résidantes à Las Terrenas ?
Oui, je ne vois aucun blocage, et c’est sûrement dû au fait que tout le monde se sente bien ici. Bien sûr, les regroupements entre français et entre italiens, par exemple, sont logiques, car ils parlent la même langue et partagent la même gastronomie, la même culture.
LTLParlons un peu à présent de Limpieza Playa. Le 7 juin 2008, cela fera 4 ans que Limpieza Playa existe. Quel est le bilan de vos dernières opérations ?
Pour la semaine sainte, à Punta Popi ,12 poubelles ont été ajoutées aux 12 autres qui y sont permanentes et ce sont donc 24 poubelles qui ont été mises à disposition des dominicains et 6 employés étaient aussi présents afin de garantir la propreté du lieu. Tout ceci nous permet de laisser la plage propre en seulement 24h. Une quinzaine de poubelles ont aussi été placées à la Ceiba, et les déversements d’ordures au bord de la route comme à la sortie de Playa Bonita et de Cosón ont disparu.
Combien de poubelles « Limpieza Playa » sont actuellement placées à Las Terrenas ?
Actuellement, 290 poubelles sont réparties dans Las Terrenas. Grâce aux opérations que j’ai lancé successivement, les gens sont motivés et participent à la fabrication de poubelles. Celles-ci remplacent celles qui au bout d’environ 15 à 18 mois sont détériorées par l’humidité et il y a donc un suivi constant.
Où pensez-vous qu’il en manque encore et combien ?
Hervé BROUSSETIl en manque surtout dans les quartiers, comme à Come Pan par exemple, et surtout le bord du Rio de Las Terrenas. Certaines étaient déjà en place mais elles ont disparu, sûrement déplacées à proximité de foyers pour plus de commodité. J’ai dû augmenter le nombre de poubelles au pont car elles se remplissaient rapidement et les ordures tombaient dans le rio. Je dirai qu’il en manque encore une cinquantaine pour parvenir à englober tout le village de Las Terrenas. Les rues principale et Carmen, celle de l’hôpital, la Ceiba, et la Bonita sont cernées et sont bien entretenues, et nous travaillons sur la Sánchez. Reste donc à compléter et travailler en profondeur en espérant que les poubelles ne disparaissent pas.
Alors Hervé, quand on vous écoute parler de tout ce que vous faites pour Las Terrenas et de façon si enthousiaste, pourquoi cette décision récente d’arrêter cet excellent travail de Limpieza Playa ?
Tout d’abord parce que les caisses sont vides. Au 1er mai j’ai soldé les salaires pour ne rien devoir à personne et il n’y a pas de liquidation puisque l’accord que nous avions au départ concernait un mouvement associatif, un élan communautaire. Le matériel est disponible si quelqu’un veut reprendre l’opération Limpieza Playa. Les employés ont été renvoyés chez eux, maintenant j’espère qu’ils vont retrouver du travail. J’ai créé 3 emplois pendant 4 ans, à 7.000 RD $ chacun ce qui faisait 21.000 RD $ de base plus les

sacs poubelles à acheter, plus la location du camion, on avait besoin de 30.000 RD $ par mois. Le résultat c’est qu’on n’est pas capable à Las Terrenas de réunir 30.000 RD $ pour entretenir notre capital, c’est-à-dire 15 kilomètres de plage. C’est à mon avis totalement dramatique, c’est de l’irresponsabilité au sein de toute la communauté européenne dans son intégralité. Les français sont ceux qui ont le plus participé. Quant aux suisses ils ont participé pour l’Opération de nettoyage du Rio en payant 12 poubelles installées le long du Rio. Ont été totalement absents les allemands, les italiens, les belges (excepté Olivia), c’est à croire qu’ils ne vont pas à la plage, qu’ils n’accueillent pas de clients et qu’ils n’ont pas de famille qui vive ici et qu’ils ne se sentent pas concernés par ce problème d’avenir immédiat de Las Terrenas à travers la propreté et l’entretien de ses plages. On va maintenant repartir vers un chaos et j’en suis désolé mais j’aurai poussé l’opération jusqu’au maximum en nettoyant le Rio en amont, avec par chance l’appui de José Acevedo (Député PLD de Samaná). Tout a été fait comme il se devait, la preuve les plages de Las Terrenas ont été décernées 2 fois en début d’année ; une fois par les chiliens et une fois par Blue Flag pour Playa Cosón. Même si les gens n’attachent pas d’importance à cela, il faut savoir que Blue Flag est le plus grand mouvement écologique mondial et qu’il qualifie et certifie la propreté des plages dans le Monde entier. En République Dominicaine il y a 3 plages certifiées Blue Flag, dont une à Las Terrenas, donc cela veut bien dire que le travail a porté ses fruits, que les résultats sont au bout de l’effort qui a été fait pendant 4 ans mais il faut aussi derrière que l’effort financier soit poursuivi. Malheureusement les gens se désintéressent totalement de leur avenir écologique, et je parle des gens en général, pas seulement des dominicains, les européens également. Ils s’imaginent que les autres doivent payer, en attendant qu’on vienne ramasser leurs ordures devant chez eux, ou en pensant que la Mairie doit le faire, etc, mais ils n’ont absolument rien compris à ce qui se passe autour d’eux, à savoir qu’on est dans un pays en voie de développement. Les structures c’est en Europe qu’elles existent, pas ici. Ici on est en train de les créer. La République Dominicaine crée ses structures donc ce n’est pas à José Alexis, ni aux employés de la Mairie d’aller nettoyer les plages parce qu’ils ont d’autres choses à faire ! Donc les gens n’ont pas ouvert leur esprit face à des problèmes qui sont des problèmes liés à une communauté européenne et dominicaine et je crois que le slogan « Juntos podemos » correspond totalement à ce cas de figure : on doit s’entraider, on doit participer au développement de notre village, tous autant que nous sommes et Limpieza Playa en fait partie. On doit donner un coup de main à l’entretien de notre capital. Maintenant si les gens ne veulent pas s’en occuper on va se retrouver dans une bérézina totale. J’en suis le premier désolé mais je ne veux pas continuer, à 50 ans, à tendre la main et à faire la mendicité alors qu’on devrait faire avancer ça avec 50.000 RD $ par mois et voire même en prenant 2 employés de plus pour entretenir notre futur. Malheureusement on n’arrive même pas à réunir 15.000 ou 20.000 RD $ par mois.
Ce n’est pas la première fois que vous lancez des appels pour récupérer de l’argent ?
Hervé BROUSSETNon, c’est tous les mois alors qu’il y a une multitude de commerces qui travaillent et qui travaillent très bien et qui avec un billet de 500 pesos pourraient participer. Un billet de 500 RD $ si c’est beaucoup pour un dominicain, pour un commerce européen c’est plus facile. Alors les gens me disent « ha bah j’ai pas pensé… », alors il faudrait que moi, à titre personnel, je fasse le tour des commerces tous les mois ? Mais je n’ai pas le temps de le faire en permanence. J’estime qu’une fois par mois les gens viennent au Paseo ou à Fort Knox et pourraient laisser un billet, même si ce n’est que 100 pesos mais en l’occurrence ils ne le font pas. Ils ne s’intéressent pas parce qu’ils considèrent que ce sont les autres qui doivent le faire, que c’est à la Mairie, donc ils s’en lavent les mains. Mais au bout du compte le résultat sera négatif pour tout le monde et tout le monde va perdre. Personnellement je n’ai rien à perdre puisqu’on a des résultats. On a monté une opération, on a à ce jour 300 poubelles réparties dans le village, on est opérationnel à plusieurs niveaux pour intervenir, mais pour ça il faut de l’argent et cette somme d’argent ne se réunit plus parce que les gens n’ont aucune vision du futur, ils voient le bout de leur nez, ils voient le lendemain matin et en ça ils reprochent aux dominicains de ne pas être visionnaires et de ne pas s’intéresser au futur mais les européens sont exactement pareils. Sans mettre de politique dans cette affaire, la candidature de Leonel Fernández me semble totalement intéressante parce que justement il y a un côté visionnaire, parce qu’on ne s’arrête pas à demain ou au mois prochain, on prépare notre avenir, et Limpieza Playa c’est préparer notre avenir à las Terrenas puisque notre avenir est automatiquement touristique. Il ne pourra pas être autre que touristique, donc en fonction de ça les touristes viendront toujours à Las Terrenas pour les plages de Las Terrenas, alors entretenons nos plages pour faire venir les gens, c’est pas compliqué. Malheureusement cette fois les employés de Limpieza Playa sont rentrés chez eux et il ne faut plus compter sur nous pour ramasser quoi que ce soit car le mouvement s’est arrêté. Depuis 4 ans j’ai fait des efforts et aujourd’hui j’en suis à une prise de tête et je suis pratiquement tout seul à tirer cette charrette qui valorise notre village. Si Samaná ne fonctionne pas on le sait très bien c’est parce qu’il n’y a pas de plages, alors que nous n’avons pas de difficultés ou peu parce qu’on a des plages et que ce sera toujours un faire valoir et un appel pour la clientèle qui vient dans les Caraïbes. Les routes, les trous ça se supporte. Des plages qui sont pourries ça ne se supporte pas, donc ça ne fera qu’une chose dans l’avenir c’est-à-dire de la mauvaise communication, une mauvaise publicité qui s’installera et au lieu de progresser économiquement on aura moins de clients. Si nous voulons un bon futur économique pour Las Terrenas il faut préparer notre avenir. Nous, avec Limpieza Playa, on s’est mis au travail il y a 4 ans, face à une absurdité qui était un non entretien des plages. On a, 4 ans après, 2 certifications d’un travail fait et bien fait et apprécié par des instances internationales, donc on ne travaille pas dans le vide et on satisfait une clientèle internationale et tout le monde reconnaît que le village de Las Terrenas a énormément évolué grâce à cette propreté des plages. Je suis sur les plages tous les matins à 7h et je vois des dizaines de personnes qui marchent, qui vont se promener ou courir avec leur chien et ils apprécient de le faire pied nus.
Nous avons pu voir la mise en place de panneaux, lors de l’Opération de nettoyage du Rio, concernant la Loi 64.00 du Medio Ambiente qui interdit de jeter des ordures. Que font les responsables du Medio Ambiente à Las Terrenas ?
En ce qui concerne l’Opération de nettoyage du Rio, rien. Ce sont les seuls qui m’ont profondément déçus : le Medio Ambiente et l’Instituto de Derecho Ambiental en République Dominicaine (IDARD) puisque sur l’Opération du Rio ne m’ont même pas répondu. Ils ont reçu les photos, les documents et pas une réponse, pas un courrier, même pas un déplacement, rien. Que fait le Medio Ambiante ? Que fait Monsieur Anderson, responsable du Medio Ambiente ici à Las Terrenas ? On ne l’a jamais vu dans les réunions. Que fait ce Monsieur avec l’argent du gouvernement et quel est son travail ? Heureusement qu’il y avait José Acevedo le Député sinon il n’y avait absolument personne sur ce dossier. Et ce n’est pas faute d’avoir alerté les bonnes personnes.
Et heureusement que cette opération de nettoyage a eu lieu 4 jours avant le débordement du Rio…
Oui, sinon cela aurait été une vraie catastrophe écologique pour les plages.
Merci Hervé pour votre travail.
Pour voir la vidéo du nettoyage du Rio, cliquez ici.
Interview Sylvain MAUFRAIS pour Las Terrenas Live.
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