Les Caraïbes à prix abordables: La République Dominicaine

Une journaliste du New York Times est tombée amoureuse de Las Terrenas

Seth Kugel pour le New York Times

Eva Luna, en République dominicaine

Publié le 28 octobre 2007

Samaná, péninsule tortueuse sur la cote nord-est de la République Dominicaine, a toujours été un bel endroit.
Des collines vertes abritent des fermes pittoresques et de paisibles villages de plage ponctuent le bord de mer, attirant les Européens - surtout les Français - disposés à effectuer le long et irrégulier trajet depuis les principaux aéroports du pays.

Les Caraïbes à prix abordables: La République Dominicaine.

Caribbean MapAffordable Caribbean: Dominican Republic

Avec une autoroute en construction et un nouvel aéroport a Samaná, les hôtels haut de gamme

commencent à s’installer. Mais il reste beaucoup de bons plans à découvrir sur les longues plages de la péninsule et dans son intérieur luxuriant, surtout autour de la principale ville hôtelière de Las Terrenas, où les hôtels préfèrent les paiements en liquide en Dollars américains, et où les touristes se déplacent dans des véhicules tout terrains ou sur des motos taxis.

Où loger ?

Difficile d’imaginer une meilleure affaire qu’Eva Luna (Calle Marico;809-978-5611; www.villa-evaluna.com), un hôtel dirigé par des Français à Las Terrenas. Les villas, dont deux d’entre elles se louent 100 US $ la nuit, sont des représentations de l’art du luxe rustique, avec des intérieurs coquets aux douces couleurs Caribéennes si apaisantes qu’elles massent presque les yeux. Les terrasses privées et la piscine entourée de palmiers sont un bonus.

Sur la reposante Playa Bonita, un ancien, l’Hôtel Atlantis (Beach Road; 809-240-6111; www.atlantis-hotel.com.do), propose de grandes chambres à partir de 67 US $ pendant la haute saison d’hiver. Et enfin, pour ceux qui cherchent l’isolement et qui sont prêts a payer un peu plus pour cela, Casa Cosón (Playa Cosón; 809-374-2993; www.casacoson.com) une superbe maison en front de mer, dirigée par un couple de Français (ne parlant pas Anglais), propose quatre chambres lumineuses et joliment décorées, pour 90 euros la nuit ( 130 US $ si l’euro = 1.45 US $) ainsi qu’une petite maison pour 90 euros qui peut abriter jusqu’à quatre personnes.

Où manger ?

Vu la manière dont les locaux s’extasient à propos de La Terrasse (Pueblo de los Pescadores, 809-240-6730), un bistro Français à prix raisonnables, c’est un miracle si les autres restaurant continuent à faire des affaires.Installé dans une romantique maison blanchie blottie le long des vagues, on y sert des plats centrés sur le poisson accompagnés d’une douce musique dominicaine et de la douce lueur des bougies. Parmi les meilleurs affaires: la dorade grillée pour 300 pesos, soit 8.75 US $ à 34 pesos le dollar, et le calamar à la provençale pour 350. Ou laissez vous tenter par les spécialités, comme le vivaneau en papillote pour 450 pesos.

Ceux qui veulent un repas plus dominicain - donc moins cher - trouveront leur bonheur en abondance dans le centre-ville de Las Terrenas, plus éloigné de la plage. Mais si vous vous dirigez vers Playa Cosón ou Playa Bonita, il y a un petite devanture renfoncée, sans menu et sans nom, juste avant l’endroit où les routes se séparent en direction des deux plages, et où un plat de blancs de poulet enrobés de vinaigrette, ou d’autres spécialités du jour accompagnées de riz et de haricots vous sont servis pour 100 pesos. L’endroit est n’est signalé que par une pancarte « Pescado » (« Poisson »), ce qui est ironique vu que le poisson n’est pas un plat habituel au menu.Pour le petit déjeuner en ville, Sucré Salé (Plaza Taina, 809-860-0863) est un des endroits favoris des expatriés. Un expresso c’est 20 pesos, et les baguettes et pains au chocolat ne sont pas beaucoup plus chers. L’endroit n’est peut-être pas à lahauteur des boulangeries de Paris mais Paris n’a pas de plages dominicaines non plus.

Les plages gratuites.

Les plages de Las Terrenas sont tout à fait agréables, mais la plus sereine est sans doute Playa Cosón, gagnante des concours de beauté des plages régionales. On y accède après un trajet cahoteux (mais marrant) en motoconcho pour 100 pesos. Elle offre environ 6 km de plages presque désertes et bordées de cocotiers, avec seulement quelques petits hôtels et restaurants qui marquent le majestueux bord de mer. (D’accord, il ya a aussi le complexe hôtelier Viva Windham, mais tournez-vous de l’autre coté !). Une proche concurrente est la gracieuse Playa Rincón- même si, à plus d’une heure d’excursion en voiture, c’est un peu éloigné. S’y rendre est un bon moyen pour découvrir la péninsule, en zigzagant sur des collines d’un vert profond, mouchetées par des maisons colorées façon barbe à papa.

Où faire la fête ?

Rejoignez le mélange des gringos locaux à la Bodega(Casa Linda, 809-868-3390), un club en plein air qui prend le relais dans la cour intérieure du centre commercial Casa Linda après 22h. Il n’y a pas de toità moins qu’il y ait de la musique en direct. Mais la chance de voir le meilleur Merengue du pays et les stars de la Bachata à la guitare vaut bien les 300 pesos environ. Des endroits plus calmes pour boire une bière ponctuentle bord de mer, comme le douillet El Mosquito Art Bar (Pueblo de los Pescadores, 809-877-8374).

Que faire ?

Les eaux tropicales de la baie de Samaná sont un lieu de reproduction pour des centaines de baleines à bosse qui voyagent depuis des pays aussi lointain que la Norvège pour venir s’accoupler dans ces régions plus chaudes, de janvier à mars. La spécialiste de l’observation des baleines est Kim Beddall, une Canadienne qui dirige Whale Samaná (Santa Bárbara de Samaná,809-538-2494), et qui offre des excursions d’environ quatre heures deux fois par jour pour 59 US $. Le bateau de 15 mètres de long est spécialement conçu pour l’observation des baleines, avec des toilettes, et des naturalistes à bord qui sont là pour répondre aux questions. Mme Beddall peut aussi répondre à n’importe quelle question que vous lui poserez à propos des baleines à bosse, allant de leurs ancêtres de l’évolution qui parcouraient la terre, jusqu’à leurs rituels de reproduction uniques.

Qu’acheter ?

La rue principale de Las Terrenas est remplie de boutiques, quelques unes vendant de la pacotille hors de prix. Une éclatante exception pour les articles locaux est Nativ’Arte.

(Calle Principal, 270, 809-240-6412), un magasin quelque peu désordonné qui abrite toute la marchandise dominicaine, des huiles de coco et d’olive , des savons aux fragrances menthe et limoncillo vendus pour quelques dollars, aux assiettes en céramique avec des motifs indigènes ou adorables agendas. D’un niveau plus classe que votre cabane de touriste habituelle.Pour les artisans d’art haïtiens, jetez un coup d’œil à Haitian Caraibes (Calle Principal 233, 809-240-6250), une galerie qui à en stock des cigares, de l’artisanat et de magnifiques peintures haïtiennes réalisées par des artistes talentueux(comparé à la marchandise de qualité inférieure vendue dans les rues), à partir de 50 US $.

http://travel.nytimes.com/2007/10/28/travel/28dominicanrepublic.html